• Toi qui aime les histoires qui racontent l'amour

    De celles dérisoires et tragiques toujours

    Celle là te plaira commence au point du jour

    Quand l'hirondelle s'éveille s'en va à la rivière

     

    Elle s'y désaltère et se mire dans l'eau

    Elle s'y trouve belle fait un brin de toilette

    Et flâne un peu aussi avant d'aller plus haut

    Un poisson l'aperçoit du fond de sa cachette

     

    Bel d'oiseau s'il en est se dit le vertébré

    Et Mignone à souhait ce que j'en ai pu voir

    Passera-t-elle ce soir pour sur il me faudrait

    Monter à la surface pour voir ce qu'il en est

     

    Le poisson doucement glissa à travers l'onde

    Approcha la surface tous les sens aux aguets

    C'est au matin suivant juste après la pénombre

    Que l'hirondelle allant aperçu le reflet

     

    La nuit s'achève juste je rêve surement

    C'est comme si la rivière a des yeux qui regardent

    La surface est devant celle de tous les dangers

    Ce regard dans la glace n'est pas tant sur ses gardes

     

    Le poisson attentif osa juste un salut

    Une bulle de mots traversa la frontière

    L'hirondelle écouta la bulle qui s'envole

    Découvrit intérieur le poisson des rivières

     

    Tous les matins suivant et même un peu plus tard

    Au près de la surface les amants échangaient

    C'est entre l'air et l'eau histoire de densité

    La surface est un leure que l'on peut effacer

     

    De te savoir là je nage joyeusement

    J'ai les ailes au levant et le coeur envolé

    Rapprochons nous encore apprends moi l'élément

    Mon coeur se décort quand tu es à coté

     

    La tragédie ici est une simplicité

    C'est près de la surface chacun de son coté

    Si le poisson s'envole il va s'étouffer

    Et l'hirondelle au fond risque de se noyer



    Il faut un subterfuge pour atteindre l'être aimé

    Le poisson décidé se mit à respirer

    Construit dans son refuge une bulle d'oxygène

    L'habita non sans peine afin de s'exercer



    Et quand vint le matin d'un geste audacieux

    Le poisson s'échappa de l'élément liquide

    Pour rejoindre celle qu'il aime vers un autre fluïde

    S'envole à son tour comme s'il avait des ailes



    L'hirondelle quand à elle s'inventa des branchies

    Qu'elle testa doucement sur des gouttes de pluies

    Et quand vint le grand soir plongea dans l'infini

    Espérant le revoir et tout ce qui s'en suit



    Imagine maintenant quand au matin suivant

    Un poisson qui volait arrive à la rivière

    Pour se désaltérer et voit dans son reflet

    L'hirondelle nageant vers lui pour l'embrasser


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  • Au bout du monde il y a une plage

    ça durera peut-être

    Au bout du monde par ici les galets

    Grains de sables rêvent d'être

    Entre la pierre et l'eau

    Et parfois d'autres choses

    Des bouts de bois, du verre rose

    L'eau gagne et la pierre modeste

    Se laisse effacer 

    Sans demander son reste

    Il n'y en a déjà plus

    Qu'un pas perdu 

    Qui nu sur les galets

    Se souvient

    Que le galet l'imprime

    Sur la plante des pieds

    Comme la mer tranquille

    A force des marrés

    Je me marre

    Je n'ai rien de la vague

    Que d'autres attendent

    A surfer ou à boire

    Au large aussi

    Sans que cela soit su

    C'est l'océan 

    Qui creuse ses ruelles

    Pour s'y promener

    parfois nu

    Parfois au bord de Seine

    Y caresser

    Les îles artificielles

    Et rigoler

    De ces pieds en dentelle

    La caillasse se venge

    La guerre perpétuelle

    Où le vainqueur

    La mer toujours encore

    Laisse le temps

    D'une tentative d'accords

    D'accord et puis plus loin

    Revienne la marée

    Et le roulis sur les galets

    De cette plage 

    Que j''ai appris à aimer


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  • C'est le chant de la terre de celle qui nous porte

    Nous nourit l'abdomen et plus loin nous transporte

    Même pour ceux passés ainsi la gravité

    Nous ramène à la terre dans ce puit des années

     

    Faut-il s'échapper pour aller voir ailleurs

    Qu'y a-t-il donc ailleurs que vouloir oublier

    La loi d'la pesanteur qui dure d'aube au coucher

    Dans les rèves parfois elle se fait envolée

     

    Que volent les oiseaux et quel est donc le sens

    D'un envol si ce n'est l'illusion d'échapper

    Au puit gravitation c'est là que l'on habite

    Et même les oiseaux y reviennent de suite

     

    C'est le chant de la terre qui nous ramène à elle

    C'est la mère qu'on aime à vouloir s'en aller

    Qu'on aimera toujours si juste l'un s'échappe

    Il dira comme un rap qu'il y retournerait

     

    Quand le talon s'enfonce dans la danse à venir

    Quand il rebondit espérant l'avenir

    C'est la terre toujorus et si je respire

    C'est d'elle surement que me vient le soupir

     

    Oh Gaïa oh la terre perdue dans le grand tout

    Qui résonne tranquille à travers ses enfants

    Je ressends ta présence et tes rêves un peu fous

    Sache qu'en on absence il n'y a plus rien du tout

     


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  • Mon amour s'en va et je l'ai vu passé, 

    Elle semblait pressée et reviendra bientot

    Au silence les mots que j'avais en partage

    Je les donne à la toile les silencent plutôt

     

    A la toile la couleur à elle l'émotion brut

    Au silence la musique qui souvent s'y invite

    Pas toujours quelques fois elle n'ose pas parler

    De peur de déranger le monde en entier

     

    Trois p'tit points c'est le verbe de celui qui s'écrit

    Mais quelle drôle d'idée d'écrire ce qui se dit

    Quand on plonge plus loin dans un livre grand ouvert

    On comprend les p'tits points les voyages ou les vers

     

    Alors un peu plus loin je questionne l'avenir

    Suivre l'étoile chantait le poête du nord

    Pas trop vite disait l'autre aimant la ville de Sète

    Et le troisième clamait la liberté de l'être

     

    A la danse le corps et aux autres bien sur

    A la danse les ports et aux autres peut-être

    A la danse la magie et la respiration

    A la danse l'unisson le rythme de la vie


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