• Au tout début

    Au tout début il y avait

    Au tout début il n'y avait rien

    Rien que le silence

     

    Au tout début, il y avait le silence, et le silence s'ennuyait un peu. Dans son sommeil, le silence s'agitait, il gesticulait dans tous les sens, et ainsi tamponnait les bords de l'Univers. C'est ainsi naquit le rythme, des percussion du silence contre les bords de l'Univers. Mais le silence et le rythme ne se rencontraient guère. Quand le silence était réveillé, il était le silence et s'ennuyait un peu. Et quand il dormait, ses gesticulations faisaient le rythme, qui lui aussi s'ennuyait un peu. Alors le rythme parla au silence dans son sommeil, et quand le silence se réveillait, il avait comme l'impression d'entendre un rythme.

     

    Un jour que le silence était dans un demi-sommeil, et que le rythme était légèrement éveillé, apparu au beau milieu de cet entre-deux une note de musique ! Cela réveilla le silence qui se mit à l'écouter longuement, puis à lui parler :

    - Bonjour, petite note, dit le silence, et bienvenue par ici.

    Mais la note, toute jeune, n'était pas encore bien définie. Elle cherchait sa raisonnance. Alors le silence lui dit :

    - Tu es la première note, mais tu ne peux pas être toutes les notes. Do ré mi fa sol la si, il te faut choisir.

    Pour toute réponse, après un temps de réflexion, la note affirma un magnifique sol !

    - sol, je suis sol, dit-elle, c'est de nulle part que j'arrive sur ce sol.

    Sol se mi à discuter avec le silence qui, très attentif et un peu amusé, lui faisait la conversation. Quand elle faisait une ronde, il donnait une pause ; quand elle jouait une blanche, il répondait d'une demi-pause ; quand la note affirmait une noire, le silence lâchait un soupir ; à la croche un demi-soupir et à la double croche un quart de soupir.

    Le silence était content. Quand il s'endormait, sol la note parfois se réveillait comme font les enfants, et c'est ainsi que le rythme découvrit, à sa grande surprise, la présence de Sol avec qui il jouait longuement.

     

    Quand elle ne dormait pas, Sol jouait le jour avec le silence, et la nuit avec le rythme. Or une nuit, elle dit au rythme :

    - Pourquoi ne viens-tu jouer avec le silence, ce serait rigolo ?

    - il faudrait que je reste réveillé, dit le rythme.

    Et la note et le rythme restèrent ainsi réveillé jusqu'à ce que le silence se réveille à son tour.

    - je dois rêver encore, dit le silence, j'ai l'impression d'entendre un rythme

    - tu ne rêves pas, dit la note, voici mon ami, on joue ensemble ?

    Et ils se mirent à jouer à trois, et ils étaient content !

     

    Un jour que la note Sol, le rythme et le silence jouaient ensemble, ils furent arrêtés par une lumière intense : une deuxième note de musique venait devant eux de faire son apparition !

    - chut, dit le silence, c'est un bébé note, elle dort !

    Le sol et le rythme se firent tout petit pour ne pas déranger cette petite merveille. Quand elle se réveilla, le silence la prit dans ses bras et lui demanda son nom

    - Do, dit-elle, je suis Do car j'aime faire dodo !

    Tout le monde éclata de rire, et ils se mirent à jouer ensemble :

    - dodo sol, et et le sol s'endormait

    - au sol le do, et le do descendait.

     

    Ils jouèrent ainsi longtemps pour apprendre à se connaître, jusqu'à ce qu'un jour ils entendirent comme une raisonnance un peu plus loin. Ils s'approchèrent doucement, et découvrirent une troisième note de musique qui semblait les attendre.

    - qui es-tu, dit Sol ?

    - tu es qui, dit Do ?

    - je suis La, car c'est là que je suis !

    Le silence, le rythme, Sol et Do furent très impressionnés, et la conversation s'engagea :

    - La le Sol

    - La le Do

    - La Sol Do, La Sol La Do, c'est rigolo.

     

    Au fil des jours, la mélodie se dessinait, et tout le monde s'amusait. Un jour, quand ils jouaient, le rythme s'arrêta aussi sec :

    - qu'y a-t-il le rythme, demandèrent en cours les trois notes ?

    - c'est vrai cela, qu'y a-t-il le rythme, questionna le silence ?

    - j'ai l'impression qu'on nous observe, répondit le rythme

    Quand ils se retournèrent, une nouvelle note les dévisageait :

    - qui es-tu, dit le silence

    - je suis le Ré, je veille, je suis le Ré qui veille !

    - Pas d'inquiétude, dit le silence, le Ré veille, bienvenue le Ré !

    Et tout le monde reprit la mélodie qui s'enrichit d'un Ré, mais pas n'importe lequel, d'un Ré qui veille !

     

    Plus tard, alors que le silence, le rythme, Sol Do La et Ré bien joué tous ensemble, ils firent une pose sur les conseils du silence qui leur apprenait, non sans mal, à toujours tendre l'oreille. C'est alors qu'ils entendirent un énorme soupir !

    - il y a quelqu'un, dit le silence ?

    - Fa ….. Fa ….. Fa….

    - on dirait bien une nouvelle note, dit le rythme, qui es-tu

    - Je suis Fa, je suis Fa, je suis Fatigué !

    - pas étonnat, dit le rythme, tu viens d'un long voyage. Tu viens jouer avec nous, ça va te réveiller

    - Facile, dit le Fa,

    et après un certain temps

    - c'est Fabuleux !

    Tout le monde était content, sauf peut-être le silence qui avait de moins en moins de place. Mais il se laissait faire, et avait somme toute toujours le dernier mot.

     

    Quand, de part l'évidence, le silence s'imposa de lui-même à la fin d'un morceau, tous entendirent une plainte minuscule, comme celle d'un bébé chat

    - mi – mi - …..., mi – mi

    - tiens, dit Sol, j'entends un mi

    - plutôt un mi-mi, dit Do

    - c'est une nouvelle note, dirent La et Fa ensemble

    - Bienvenue au mi, dit le silence

    - bienvenue mi-mi, répondit le rythme

     

    Fa était très content d'avoir une copine si près, tout près. Do par contre était un peu triste. Le silence lui demanda

    - qu'est-ce qui ne va pas ?

    - je me sens un peu seul en bas de la gamme

    - qu'est-ce que tu aimerais ?

    - j'aimerai, comme FA, une note proche de moi pour discuter

    Alors le silence réunit tout ce jolie monde. Ils fermèrent les yeux, tendirent leurs oreilles, et le silence dit :

    - Do, joue ta note

    Et Do joua une note longue, longue, longue, tellement longue qu'elle s'envola haut, haut, très haut, tout là haut. Et tout là haut, on entendit :

    - Si Do veut bien de moi, Si, me voilà !

    Do émit une petite larme de bonheur, et s'empressa de répondre :

    - C'est moi Do, oui, c'est toi que j'entends Si. Si tu veis, je te ferai la place.

    Et c'est ainsi que Si, la dernière note, completa l'harmonie. Toutes les notes étaient là, et depuis, avec le silence et le rythme, ils s'amusent bien et jouent le plus souvent possible.

     

     


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  • Nous sommes en guerre, qui l'eu cru?

    Nous sommes en guerre!

    A voyager, à discuter, à sortir du p'tit train train, je l'ai pris en pleine face, aïe

    Nous sommes en Guerre.

    L'ennemie est invisible est partout, il attaque de toute part

    Aux armes citoyens! 

    "jusque dans nos draps, … nos fils et nos compagnes...", 

    Le néolibéralisme prend tout au profit de quelques uns, les enfoirés mondialisés

    Bel utopiste que je fais, à penser l'humanisme comme base de l'humain

    A donner de soi même au profit de tous, à l'espérer du moins.

    Aux armes!

    La première, ne pas se laisser faire, et préparer la guerre, elle est déjà là

    La deuxième, la solidarité, l'armée première qui défit des empires

    Ensemble c'est tout, le combat ne fait que commencer. Il commence.

    "qu'un sang impur …", sans pitié pour le grand capital, sans pitié pour les saigneurs de peuples

    Reveillons nous, quel choix?

    la liberté, ou la tranquillité? LIBERTE 

    Y a pas moyen, Aux armes citoyens!

    Au silence des pantoufles, répondons par le silence de la consommation

    Local, Durable, 

    Bordel, que des banalités

    Rappelle-toi l'histoire

    Rappelle-toi avant toi

    Cet héritage de la souffrance, vers un monde qui danse à s'en damner pour une histoire sans fin

    Rappelle-toi l'homme, cet excellence exécrable, prêt à très grand et très misérable.

    Je suis un homme, et l'intérieur appelle à la révolte, à la révolution! 

    Je la commence sur moi même, quel beau terreau pour l'expérience!

    "Nous sommes ici par la volonté du peuple …"

    C'est le grand soir, la révolution, il est mort le tyran, place à l'espoir

    Alors demain, comme si l'espoir intérieur ayant tout balayé se multiplie

    Et boule de neige, et l'avalanche

    La paix n'existe pas, parfois rarement je l'ai vécu

    C'est plutôt agréable, ça ne dure pas

    Je lis l'art de la guerre

    Il n'est pas dit que les petits ne gagnent pas


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