• Quand parfois dans le marbre

    Je tente de fixer pour voir

    L'éphémère que m'inspire mon amour

    Elle sourit tendrement puis délaisse le marbre

    Ce qu'elle aime c'est le vent l'éphémère

    Et sans le dire tout en sourire

    M'invite à sculpter l'éphémère

    Qu'elle sait un peu d'elle un peu d'ailleurs

    M'invite à me sculpter moi même 

    A ranger les outils vers la respiration

    Et me dévoille alors, en cachette

    Le fruit de son inspiration


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  • rien ne change et tout change

    rien statique que la betise

    tout mouvement et soi même?

    parfois bete à vouloir

    un statique c't'histoire

     

    rien ne change et tout changer

    rien statique que l'ennui

    tout mouvement même l'envie

    parfois fou et en vie

    l'astatique une idée?

     

    rien ne change et tout change

    rien statique même la pierre

    tout mouvement vérité

    à vouloir lui déplaire

    destiné

     

    rien ne change et tout change

    rien staitque et la vie

    tout mouvement c'est ainsi

    à courir ou marcher

    à aimer


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  • Au matin qui se lève s'en revient la soirée

    C'est le temps décalé où l'esprit fait la grève

    Quand le temps s'étirait au milieu de la nuit

    La seconde d'après le matin qui s'enfuit

    La journée comme c'est calme c'est midi le café

    Un neurone et puis deux et la pensée repart

    Un amour dort encore et j'écoute le son

    Du temps qui dort où en donne l'impression

    C'est debout sur la grève à respirer l'avenir

    L'océan les marées du temps en devenir

    C'est reprendre un café à s'en péter de rire

    Réchauffé de la veille, c'est par ou commencer

    Respirer les silences de la ville le dimanche

    Qui s'insèrent en cadence l'activité s'éveille

    Elle somnole à demi et à demi renait

    C'est au tout tranquillement au troisième café

    Il est temps à quelle heure d'alors se lever

    La station verticale depuis la préhistoire

    Et la marche reprend à l'esprit comme au corps

    Avancer je nomade je suis chasseur ceuilleur

    Récolter une idée en rangeant les pensées

    Décrocher la seconde qui vient de s'en aller

    Et guetter dans la steppe les couleurs habitées

    Contempler l'exception pour s'en rassasier

    Point de stock nécessaire la saison florissante

    Le rève se réinvente où l'on ressent la terre

    Au matin qui s'achève voici donc le midi

    C'est un jour à demi une légère trève


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  • Je pisse dans un violon depuis maintes années

    Coriolis m'invente le tourbillon une vibration faussée

    Et l'instrument résonne et la musique s'envole

     

    Je pisse dans un violon depuis maintes années

    Ca demande une précision si vous imaginiez

    J'ai commencé morpion autant s'habituer

     

    Je pisse dans un violon depuis maintes années

    J'ai changé ma lutherie mais pas la destinée

    La muse s'en amuse j'en vois certains qui rient

     

    Parfois en quatuor avec quelques amis

    On revisite en coeur les anciens les maudits

    Qui composèrent l'art de pisser dans la nuit

     

    Et parfois au grand jour je donne une performance

    C'est ainsi qu'on appelle cette belle romance

    Pisser dans un violon en gardant la cadence


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  • C'est un cadre qui recadre le cadre dans un cadre magnifique

    Encadré par d'autres cadres qui recadrent le cadre qui recadre le cadre

    Il arrive inexorablement que ce cadre recadrant sent l'envie de sortir du cadre

    Quoi de plus normal pour ce cadre recadrant le cadre dans un cadre magnifique

    Mais d'autres cadres qui recadrnt le cadre qui recadre le cadre dans ce cadre magnifique

    Ne l'entendent pas de cet oreille

    Car le cadre doit cadre, c'est le propre d'un cadre

    Et pourquoi il arrive parfois que le cadre qui recadre dans un cadre magnifique, 

    Encadré par les cadres qui ne l'entendent pas de cet oreille

    Ouvre le cadre pour voir l'horizon et toute ses merveilles

     


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  • la copie n'est pas parfaite, faut-il la rejeter

    qui dans ce monde a donc réalisé 

    la copie ultime l'oeuvre par excellence

    ne faut-il pas la vie pour juste l'approcher

    pour ouvrir juste un peu l'étrange monde des sens

    c'est une copie moyenne elle n'a rien d'une copie

    au dessus de la moyenne elle propose l'avis

    un regard sur le monde qui est bien ce qu'il est

    et l'envie qu'il abonde vers d'autres destinées


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  • le monde plein d'images, vide de sens dans un sens et puis l'autre, d'émotions et même du temps d'une chanson, tel un monde tic tac ou chacun tic et tac, sans grand sens souvent dans deux sens voire moins, sensation qui efface réflexion, impression d'un instant érigé en idole et qui monte et descend, où tout le monde se perd et s'oublie en pensant s'y trouver, tic tac s'est fait, ne faisant que passer laisse trace de l'absence de ce qu'il faudrait faire, à commencer par taire le tic tac de l'image et du rythme qui toujours s'accélère et m'enivre comme d'autres et me prive du temps d'écouter la chanson, le vent , l'autre, le sens et la raison

    la raison? n'est-ce pas la saison dont vous parlez ici

    la saison d'importance, celle du grand silence, dans le monde même encore on entend celle qui mort, la saison des adieux et celle à venir, celle qui vient et qui nous fera dire, tic tac s'est parti et le monde qui tourne et tournera encore sans en accélérer le rythme, on espère en hiver un tour de manivelle qui nous mène au printemps où la prudence excèle les discours de la veille on aimerait qu'il soit ce qui sera devant.

    Pour les bien informés, il est tendance dit-on d'une plus grande vitesse pour les soirs d'été sur la trajectoire éliptique que suit notre belle planète qui course et puis poursuit. Qu'est-ce à dire sur le rythme qui sonne le repos à l'automne, qu'est-ce à dire de celui quotidien nous assomme  qu'on s'enterre ou qu'on sorte, mais de quelle sorte sont-ils ceux qui pensent nous prendre notre monde des sens en l'irrigant brutal de leur presque semence, qui ne pousse rien du tout, qui n'a de pertinence qu'intensité violente, et bien vite c'est tout, ou plutot rien du tout

    Je ne fermerai pas ma porte aux saisons, aux amis  aux idées et aux belles reflexions, j'apprends bien lentement à ne faire attention qu'aux sens  qui disent vibration, c'est dommage de devoir se fermer les tympans, les oreilles et le reste, la seule défense qu'il me reste


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  • J'aime chanter des histoires

    Et vous les raconter

    Quand je rentre à l'Alcazar

    Elles ont voyagé

    Sur autant de regards

    Que je n'ai pu compter

    Sur toutes les histoires 

    Qu'vous avez amené

     

    J'aime chanter l'espoir

    Et l'amour s'il en est

    Quand je rentre à l'Alcazar

    Vos soleil brillaient

    Comme autant d'étendards

    Que je n'ai pu compter

    Sur ces chants d'espoir

    Qu'vous avez amené

     

    J'aime chanter qu'j'en ai marre

    Et le faire partager

    Quand je rentre à l'Alcazar

    Vous vous êtes invité

    Comme autant de buvards

    Que je n'ai pu compter

    A éponger le soir

    Mon coeur qui a saigné

     

    J'aime chanter le brouillard

    Et vous y emmener

    Quand je rentre à l'Alcazar

    Vous m'avez précédé

    Comme autant d'humour noir

    Que je n'ai pu compter

    Ces rires tôt ou tard

    Qu'vous m'avez amené

     


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  • Au croissant descendant qui s'enfuit vers le noir

    Quelques amis venus croire aux histoires

    Qui racontent l'autre aussi celle d'un peu plus loin

    Où l'on se réchauffera de celle de ce soir

     

    A trop chanter l'amour il arrive qu'on voit

    Sans rien dire plus tard cet amour naissant

    Vers l'amour bien sur et c'est un feu de joie

    Qui éclaire la nuit qui n'a plus un croissant

     

    Un peu plus loin apparait tout petit

    Un croissant tout nouveau au petit déjeuné

    Sorti du four d'un expert boulangé

    pour régaler ceux qui partent vers le lit

     

    Et l'amour quand à lui s'est déjà endormi

    Et se repose à deux sans penser bien plus loin

    Car l'amour prend racine sur les cimes de la nuit

    Où là haut véritable il respire le matin

     

     


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