• A trois kilomètres heure ça défile moins vite

    Que la marche un peu rythme pour arriver à l'heure

     

    A trois kilomètres heure ça glisse le long de l'eau

    Le paysage tableau d'un maître des couleurs

     

    A l'écluse au montant c'est le bel ascenseur

    A l'écluse avalant comme l'eau vers la mer

     

    A trois kilomètres heure la pensée vagabonde

    Elle navigue sur l'onde d'un bateau toute vapeur

     

    A trois kilomètres heure le virage s'ensuit

    Par le geste précis d'un capitaine sans peur

     

    A l'écluse au montant c'est à la précision

    A l'écluse avalant c'est la libération

     

    A trois kilomètres heure voici déjà le soir

    A chercher le bollard pour poser quelques heures

     

    Les rêves et les espoirs des marins intérieurs

    Qui demain partent déjà à trois kilomètres heure


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  • La chanson d'excellente

    Le texte en disait presque trop

    Vibrations des silences

    Disaient point trop n'en faut

     

    Chanson s'en est allé

    Voguer sur les rivières

    Le large lui faisait peur

    Chanson des profondeurs

     

    Elle voulait voguer

    Glisser  le grand canal

    Remonter une écluse

    En descendre une autre

    Passer

    Sans s'en apercevoir

     

    C'est comme les saumons

    La chanson vers la source

    Sur l'eau de la rivière

    La chanson d'éphémère

     

    C'est quoi de plus normal

    Au fil de l'eau elle rencontre

    Une oreille qui se ballade

    Ou deux d'ailleurs

    Allez savoir

     

    Et la chanson part vers la terre

    S'ensuit vers les sentiers

    Et comme la graine au vents dorés

    S'y plante pour passer l'hiver

     

    C'est au printemps suivant

    Drôle d'histoire

    Que s'écoule dans les vents

    Des histoires

     

    Parait-il que part ici

    Il est une lieu merci

    Qui déverse des chansons

    Dans le canal à la mousson

     

    Mais que faut-il donc faire?

    Est-ce bien raisonnable

    Ces chansons de travers

    A peine nées, quittent l'arbre

     

    Pour aller voir ailleurs

    Au fil de la rivière

    Et vers le grand large

    Ce qu'il y a de meilleur

     


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  • Je rêve d'un silence sur ces murs, où le vrai véritable surgira comme de presqu'évidence, où chacun, moi y compris, n'y déposerait que des fleurs de pensée, pour ceux qu'on aime de part le mur, sans haine et vers l'azur d'un monde un peu moins … pressé!

    Je rêve d'un mur où l'on partage les idées, où chacun déposant la sienne, les siennes, on en ressort plus riche du partage des idées vers ce qu'il faudrait faire, vers ce que l'on pourrait faire, comme un possible échange qui parlerait de toi, de moi, de nous, du monde quoi, et qui mettrait à genoux toutes les perspectives de la gestion du tout 

    Je rêve d'un mur où l'on pourrait se taire, un partage aux taiseux, ceux qui ne disent rien et vivent le quotidien comme si le fleuve des presque rien déborderait et, tel un tsunami sans fin, casserait le mur tant écouté par ceux qui, à n'en point douté, ont intérêt à écouter ce mot même que j'inscris sur le mur que j'aimerai gommer

    Je rêve d'un mur où l'on pourrait gommer

    Bonjour mur, pas tant que ça d'ailleurs, j'inscris sur toi la trace, comment tout à chacun, la trace d'être passé là, exactement, ici, entends tu, mur, le verbe que j'écris? alors écoute une dernière fois, enregistre bien ce que tu penses vendre à d'autres, à monnayer l'humanité, écoute donc, écoute bien, Bonjour j'ai dis, bonjour le mur, j'écris: "rien n'est accessible que l'intérieur de soi"


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  • Fantôme

    Fantôme des jours passés

    Ces heures sombres et lumineuses de silence habité

    A croiser d'autres fantômes au zeste de quelque respiration tardive

    En attendant la suite

    Le saut final que feront ceux qui meurent en bonne santé

    Les autres aussi

     

    Fantôme

    Fantôme des jours heureux

    Tout doucement revient à rappeler celui de celle

    Celle justement qui nous rendit heureux

    Pour un hors temps, une bêtise, un paravent 

    Et puis c'est pschitttt, plus rien du tout

    Un fantôme part, l'autre à genoux

    Qu'elle était belle la danse macabre quand les squelettes se pensaient marbre

    Deux fantômes partent, et puis combien?

     

    Fantôme

    Fantôme interne qui fait semblant

    Je n'suis plus là, n'ai nulle crainte

    Et puis un soir, aller savoir

    C'est moi que rev'la c't'histoire

    J'ai dans les vents bien somnolé et je reviens pour t'épater

    Alors dors que je te porte au corridor qui nous transporte

    Plus vite, plus vrai, ne rien lâcher, car pourquoi faire?

     

    Fantôme

    Je ne crois plus aux fantômes

    J'ai passé l'âge

    M'a dit un soir

    Un beau fantôme

    Bien sage

     


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  • Chouette, c'est maintenant, l'histoire commence maintenant!

    Chouette, c'est aujourd'hui, l'histoire commence aujourd'hui!

    Trêve d'attendre que le jour tombe, et se relève, et retombe, etc

    C'est maintenant, c'est chouette, le bonheur c'est maintenant!

    Mais comment faire?

    Rien de plus simple, avant de dire, le faire!

    Bonjour bonheur, t'as quoi à faire?

    Un petit chemin rien de sérieux, car pourquoi faire?

    Chouette, c'est maintenant, le bonheur c'est maintenant!

    Y a pas d'attente, genre trois minutes, faut que j'me prépare

    Non, non, 

    Là Maintenant,

    là tout de suite

    Rien d'autre avant

    Tout pour la suite


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  • Y a rien

    Y a tout qui va

    Je rêve

    Les flots

    De notes

    Les drapeaux

    Des autres

    Les fachos 

     

    Y a rien

    Y a tout qui va

    Je rêve

    Partir les mots

    C'est l'autre

    Arrête le flot

    Qui note

    Le beau

     

    Y a rien

    Y a tout qui va

    Je rêve

    Matin d'arrêt

    Sans trêve

    Qui flottent

    Sur la grève

    C'est l'eau

     

    Y a rien

    Y a tout qui va

    Je rêve

    Silence sève

    La nuit

    Comme à midi

    Le coeur

    Etourdi

     

    Y a rien

    Y a rien du tout

    Y a tout qui va

    C'est fou

    Ne dure pas

    A genoux

    Dans les bras

    Des loups

     

    Y a rien

    Et y a tellement

    Tellement rien

    Ca remplit tout


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  • Nous sommes en guerre, qui l'eu cru?

    Nous sommes en guerre!

    A voyager, à discuter, à sortir du p'tit train train, je l'ai pris en pleine face, aïe

    Nous sommes en Guerre.

    L'ennemie est invisible est partout, il attaque de toute part

    Aux armes citoyens! 

    "jusque dans nos draps, … nos fils et nos compagnes...", 

    Le néolibéralisme prend tout au profit de quelques uns, les enfoirés mondialisés

    Bel utopiste que je fais, à penser l'humanisme comme base de l'humain

    A donner de soi même au profit de tous, à l'espérer du moins.

    Aux armes!

    La première, ne pas se laisser faire, et préparer la guerre, elle est déjà là

    La deuxième, la solidarité, l'armée première qui défit des empires

    Ensemble c'est tout, le combat ne fait que commencer. Il commence.

    "qu'un sang impur …", sans pitié pour le grand capital, sans pitié pour les saigneurs de peuples

    Reveillons nous, quel choix?

    la liberté, ou la tranquillité? LIBERTE 

    Y a pas moyen, Aux armes citoyens!

    Au silence des pantoufles, répondons par le silence de la consommation

    Local, Durable, 

    Bordel, que des banalités

    Rappelle-toi l'histoire

    Rappelle-toi avant toi

    Cet héritage de la souffrance, vers un monde qui danse à s'en damner pour une histoire sans fin

    Rappelle-toi l'homme, cet excellence exécrable, prêt à très grand et très misérable.

    Je suis un homme, et l'intérieur appelle à la révolte, à la révolution! 

    Je la commence sur moi même, quel beau terreau pour l'expérience!

    "Nous sommes ici par la volonté du peuple …"

    C'est le grand soir, la révolution, il est mort le tyran, place à l'espoir

    Alors demain, comme si l'espoir intérieur ayant tout balayé se multiplie

    Et boule de neige, et l'avalanche

    La paix n'existe pas, parfois rarement je l'ai vécu

    C'est plutôt agréable, ça ne dure pas

    Je lis l'art de la guerre

    Il n'est pas dit que les petits ne gagnent pas


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  • Mais que faut-il en dire

    Que faut-il en penser

    Quand certains crient le pire

    D'autres évitent de penser

    A commencer par dire

    On oublie de penser

    Commençons par penser

    Au risque de se taire

    C'est bien facile à dire

    Et beaucoup moins à faire

    L'affaire est-elle sensée

    Quand elle oppose ainsi

    Le dire et le pensé

    Ne puis-je dire l'un

    En n'en pensant pas moins

    Ne puis-je penser l'autre

    Le cacher dans un coin

    Puis-je dire ma pensée

    La donner toute entière

    Sans qu'à la la dire ainsi

    S'entrouvre une portière

    Vers une autre pensée

    Qui se cachait derrière

    Et si je me taisais

    La pensée délaissée

    Et comme prisonnière

    De n'avoir d'autres pensées

    Avec qui discutait

    Pour sur m'en voudrait

    Est-ce à dire qu'il arrive

    Qu'une pensée discute

    Avec ses semblables?

    Mais bien sur!

    Mais si la pensée parle

    Qu'ai-je besoin de le faire?


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  • La question est: vous avez des questions? 

    A force de questionner, on questionne la question

    Qu'est-elle cette question? A-t--elle droit d'exister?

    Toute les questions ont doit à l'existence

    Libérons les questions, Libérons les questions , libérons les questions, !!!!!

    Sans questions pas d'réponse

    Les réponses, c'te question!

    Méfiez-vous des réponses

    Seules celles rares et bien faire

    Vous questionnent davantage

    Pour faire dans la tête

    Un bouquet de fleurs rares

    Des questions à perte d'horizon

    N'est-ce donc pas le but

    De toute vrai question?

    Méfiez-vous des réponses

    Qui ne sont pas les votres

    Et pourtant des réponses

    Il y en a qui sonnent

    C'est quand à la question

    Les hommes que nous sommes

    Posent l'observation

    Bien au delà du somme

    LA question en devient

    Une réponse qui somme

    Tous ceux qui posent question

    A questionner en somme

    Non la réponse

    Non la question

    Mais leur implication.

    Dans le monde et en somme

    Qu'il soit de la quesiton

    Qu'il soit de la réponse

    Ou des réponses pardis

    La vrai fluctuation

    Est celle des on dit!

    Qui jamais la question

    Qui jamais la réponse

    Nullepart allentour

    Pose c'est moi qu'ai dit!

    ALors je dis ici

    Qu'à la question la seule

    Il est une réponse,

    Une seule,

    Qui dira que comme un oui

    J'ai bien une question

    Car sinon tout est dit

    ET c'est hors de question!


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